« Généalogie et Nouveau Monde »

Paris (France), du 10 au 14 octobre 2005.

Placé sous le patronage de Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication.

La découverte du Nouveau Monde a été considérée, à juste titre, comme le fait le plus marquant de l'histoire de l'expansion européenne au-delà des mers. Dès le début, l'importance de cet événement, ainsi que les différentes étapes de l'occupation du sol américain ont été perçues à leur juste mesure par les acteurs et les contemporains les plus renommés, témoins de la conquête et de la colonisation du Nouveau Continent.

Si, Christophe Colomb fut bien sûr le premier au XVe siècle à rapporter ses impressions et ses expériences, les récits ne manquèrent pas pour décrire la nature tropicale, les habitants de l'Amérique, la dénomination des endroits visités et la prospection des richesses naturelles.

La conquête militaire et spirituelle du Nouveau Monde, consécutive à la découverte, fut d'abord et avant tout un fait espagnol. En moins de cinquante ans de la plus formidable aventure de tous les temps, les conquistadores achevèrent, dans les grandes lignes, de conquérir l'Amérique.

Puis ce fut au tour des explorateurs français, dès le XVIe siècle de visiter les côtes atlantiques de l'Amérique septentrionale avant de faire une tentative d'établissement en Floride, suivie d'un essai de colonisation au Brésil devenu possession portugaise, qui procurèrent beaucoup plus d'intérêt que l'aventure de Jacques Cartier au Canada. La perspective de cette Nouvelle France attira les huguenots, persécutés en France et venus chercher une terre d'asile, suivis des Anglais et des Hollandais.

On le voit, depuis plusieurs siècles, les Européens de la façade Atlantique, ainsi que les Allemands en grand nombre, sont allés peupler le Nouveau Monde, quelque en soient les raisons, spirituelles ou matérielles, chassés de leur pays, comme l'Irlande par la famine au XIXe siècle ou aussi pour des raisons politiques au XXe siècle pour les réfugiés d'Europe, des pays de l'Est et de la République soviétique ayant fui les persécutions racistes ou politiques.

Et puis il ne faut pas oublier non plus, les dizaines de milliers de jeunes femmes anglaises et françaises qui ont suivi par amour aux États-Unis ou au Canada, leur GI adoré...

Mais l'Europe n'est pas la seule intéressée par ces grands mouvements de population qui concernent aussi l'ancienne Afrique coloniale ainsi que le Moyen-Orient et l'Asie avec ses quartiers chinois dans les métropoles d'outre-Atlantique.

De tout cela, il résulte pour beaucoup d'Américains du Nord et du Sud une quête généalogique liée au désir de retourner aux sources du pays de leurs ancêtres, avec l'aide du « Fichier Origine » pour la France et l'éclosion des associations de familles souches au Québec.

Voir le compte-rendu de Pierre Le Clercq.