1er
Colloque International de Généalogie

Russie
et autres pays du monde :
liens
généalogiques
Moscou 29 novembre
– 4 décembre
1999
Table des matières
& Stanislaw
Dumin. Avant-propos.
& Dmitry et Irina
Antonov. L’identification
d’après les registres de paroisse et des actes d’état civil dans la généalogie russe
et française.
&
Sergei Asbelew. Zur Herkunft der Dynastie Rjurikowitsch.
&
Olga
Barkovets. The Jordan's' kin in the history of Russia.
&
Margarita
Bychkova. Influence of western literature on the development of genealogical ideas
in Russia in the 17th c.
&
Andrei Dubinsky. Genealogische Daten über
Ausländer in den
Archivbeständen der Bildungseinrichtungen
Rußlands.
& Stanislaw Dumin. Les Romanоff et leurs mariages
après 1917.
& Elena
Filatova. Princes Sapieha and there residents in the second half of
the 18th – first half of the 19th c.
& Anatol Hryckiewicz. About the
Belorussian origin of some noble families
of Russia in the first quarter of the 18th c.
& Eldar Ismailov. Princes
of Persia in the Russian Empire and their descendants.
& Igor Izvekov. In commemoration
of the 500th anniversary of nobiliary family Izvekov: From Vyazma patrimony estate owners
up to now.
& Mikhail Katin-Jartsev.
The Gotha almanac and Russian Empire.
& Sergei Kotelnikov, Ludmila Birukova. Folk Genealogy
Practice.
& Alla Krasko. Les étrangers
et leurs descendants au sein de la noblesse russe. Une analyse de la structure
et de l’effectif de la noblesse dans les registres généalogiques provinciaux.
& Pavel
Kuttler. Family ties with foreign countries in thousand-year
history of Russia (patrimonial legend of Kuttlers).
& Sergey Lysenko. Russia
in the destinies of Niezabitowski family.
& Anatoliy Maksidov. Adigha
people (Circassians). in foreign countries: family and genealogical relations.
& Lubov’ Man’kova. The descendants
of Counts Sailhas de Tournemire Russian branch in France, in USA and in Russia.
& Nadezhda Men’kova. Anglo-Saxon
princess Gytha - mother of Russian princes.
& Alexandre Miltzine. Leonid Mikhaïlovitch
Savelov et la généalogie russe en émigration.
& Boris Morozov, Marshall
Poe. Foreigners in the Sovereign’s
Court in the 17th c.
& Alexander Musskaev. The Scots
of North Caucasian Origin.
& Andrey Narbut. The family
and the descendants of His Serene Highness A.D.Menshikov.
& Oleg Naoumov. Problèmes des
« sorties » dans le contexte de l’historiographie généalogique et héraldique
de la Russie.
& Уevgeniy Pchelov.
The story about calling of varangians in context of European genealogical
legends.
& Tatyana Pischikova. The family
chronicle. Genealogy of several ancient nobiliary families Tverbous-Tverdyh,
Gortynsky and Tolpyga.
& Nikolay Pokrovsky. German
roots of dynasty of deaf pedagogics Rau.
& Aivas Ragauskas. The immigrants
from Western Europe and Russia in the ruling elite of Vilnius – metropolis
of the Grand Duchy of Lithuania in the 16th–17th c.
& Igor Sakharov. Les ressortissants des pays étrangers
et leurs descendants à Saint-Pétersbourg (depuis le XVIIIe siècle
jusqu’à 1917) : les mariages mixtes et les processus ethniques
dans un milieu ethnoconfessionnel hétérogène.
& Sergeï Sapojnikov. Les liens
généalogiques gréco-russes : la descendance d’un célèbre Grec en Russie ou
l’odyssée de Stephane-bey Mavromischalis.
& Prince Dimitri Schakhovskoy. Bilan et nouveaux espoir pour la
généalogie russe.
& Oleg Shcherbachev. From Finnish
pastors to Russian nobility: Cojander`s genealogy.
& Sergey Shokarev. Dynastic
marriages and projects of Moscow sovereigns of 14th - 17th cc.
& Maxim Smirnov. Russian Genealogy Computer System Abilities for Abroad Relations Analysi
&
Anastasia Tihonova. The Engelgardt's
Family in Russian History in the 17th - 20th c.
& Yuriy Unkovsky. French and Russian Ancestors of Count Eugene Sailhas de
Tournemire.
& Anton Valdine. Biographic
sources about Russian of Kharbin and Shanghai (1900-1950).
& Francisco de Vasconsellos. Les Russes en Amérique méridionale.
& Georgiy Vilinbakhov.
Portraits of the foreigners on the Russian service in the Military gallery
of Winter palace.
& Anatoliy Vorobiev. An Essay
on Barons Guenzburg Genealogy.
C’est pour nous
un grand honneur que l’Académie Internationale de Généalogie, créée au Congrès
de Turin le 22 septembre 1998, ait confié l’organisation de son Ier
Colloque à la Société d’Histoire et de Généalogie à Moscou. Arrangé au seuil
de l’hiver russe dans la capitale du Kremlin couverte de neige, ce colloque
devient aussi une première manifestation scientifique d’envergure internationale
organisée par notre Société, réactivée il y a dix années. Et ce colloque a
pu prendre corps grâce à la bonne volonté du Musée Historique
d’État, une institution scientifique très prestigieuse, qui a eu la générosité
de mettre à notre disposition ses belles salles pour la tenue du colloque
et de publier ce recueil des résumés de nos communications.
On a choisi
pour notre colloque un problème qui paraît assez naturel ici, dans la capitale
d’un grand pays, où depuis des siècles coexistent et s’enrichissent des
cultures, des peuples, des races et des religions.
De tous temps,
pour des raison diverses, des ressortissants
de l’Europe ainsi que d’autres pays du monde venaient s’installer en Russie.
Des Scandinaves, fondateurs de la dynastie des Rurikides au IXe
siècle, des guerriers mongols au XIIIe siècle, des Allemands et
des Grecs, Suédois et Polonais, Finnois et Lituaniens, Anglais et Écossais,
Géorgiens et Arméniens, Tatars et Juifs etc.,
etc. Depuis les siècles les familles d’origine étrangère ont en Russie la
possibilité de jouer un rôle important dans toutes les domaines de la vie
du pays ; et nombre des immigrants ou de leurs descendants se sont enracinés
et assimilés. Mais beaucoup de Russes ont aussi quitté leur pays natal dans
des circonstances très différentes. La révolution bolchevique de 1917 a dispersé
dans les autres pays une grande partie de l’ancienne élite de l’Empire, des familles
les plus célèbres et les plus anciennes de Russie, y compris la
dynastie impériale. Beaucoup de centaines de milliers de leurs descendants
habitent aujourd’hui l’Europe, les deux Amériques, l’Australie, l’Afrique…
Les enfants et les petits-enfants de ces émigrés russes se sont intégrés à
la société de leurs nouvelles patries ; il n’ont plus le « mal du pays » de
leurs parents. Mais leurs racines sont toujours ici, ainsi beaucoup des
arbres généalogiques russes tirent leurs racines de l’Allemagne, de la Pologne,
de la Lituanie, de la France, de l’Écosse, etc. Les frontières existent encore,
mais pas dans le royaume de la généalogie, et grâce à la généalogie nous avons
la possibilité de rappeler ces liens familiaux, qui nous réunissent.
Le programme de notre colloque est assez riche. On peut nommer
parmi les conférenciers les généalogistes de 10 pays (Russie, France, Irlande,
Lituanie, Brésil, États-Unis, Biélorussie, Azerbaïdjan, Ukraine,
Géorgie…), de beaucoup de villes de la Russie (Moscou, Saint-Pétersbourg,
Smolensk, Novgorod, Toula), du Caucase du Nord (Kabardino-Balcarie) etc. Les
langues officielles de ce colloque sont l’anglais, le français, l’allemand
ainsi que le russe, mieux connu pour la majorité des présents. Les textes de
ce recueil, dans sa partie anglo-franco-allemande, sont présentés dans l’ordre
alphabétique des auteurs.
Nous voulons
que ce colloque soit pour les participants une bonne occasion de connaître
les problèmes qui sont communs pour la généalogie russe et étrangère et nous
espérons qu’il sera une réussite tant du point de vue scientifique que du
point de vue humain.
Dr. Stanislaw Dumin, conseiller de l’A.I.G. Président de la Société d’Histoire et de Généalogie à Moscou
Dmitry et Irina Antonov (Russie, Toula)
L'identification
d'après les registres de paroisse et des actes d'état civil
dans la généalogie
russe et française.
La source principale contenant l’information démographique
complète en Russie sont les registres de paroisse (métritcheskié knigi)
et en France les mêmes registres ainsi que ceux des actes d'état civil. La
richesse d’information généalogique de l’acte français au milieu de XIXe
siècle est incomparable avec celle de l’acte russe ; on peut trouver dans les
actes français beaucoup de données supplémentaires de grande valeur pour les
généalogistes. Dans l’acte
de naissance, ce sont l’heure de naissance, l’âge, la date et le lieu de
naissance des parents du nouveau-né, ainsi que le degré de parenté des témoins
et du nouveau-né. Dans l’acte de mariage, se sont : la date de la
publication de mariage et du contrat de mariage, la date et le lieu de
naissance des fiancés, le degré de leurs parenté, leur ancienneté dans la
famille, les informations à propos des conjoints précédents et les parents des
fiancés (l’âge, les dates de naissance, de mariage et de décès). Dans l’acte
de décès, ce sont l’heure du décès ; les dates de naissance et de
testament, les données principales personnelles concernant le veuf (ou la veuve), les conjoints
précédents et les parents.
L’identification a les trois caractéristiques
principales : la chronologie, la géographie, la personnalité.
Le temps peut être calculé non seulement par la date,
mais aussi par l’âge. La localisation « géographique » est plus constante pour
la population stable, que pour la population mobile, mais elle est pareillement
importante dans tous les cas. On trouve l’obstacle principal à l’identification
« géographique » dans les changements des divisions administratives,
territoriales, ecclésiastiques, militaires, fiscales, électorales.
Le nom individuel est un élément principal de la
caractéristique personnelle. En Russie il se compose de trois éléments : nom
propre, nom de famille et celui du père ou « otсhcestvo ».
Le nom de famille est d’habitude commun en Russie pour
tous les membres de la famille (les deux conjoints et leurs enfants), ce qui
n’était pas pareil en France. Les noms de famille des paysans russes deviennent
stables vers la fin du XIXe siècle, et en France, au milieu du XVIIe
siècle. Le manque de nom des familles n’est quand-même pas un obstacle
irréductible. De plus, notre expérience d’adaptation de la méthode de Louis
Henry de reconstitution des familles par les registres de paroisse
(métricheskie knigi) a montré que l’importance des noms de famille est
presque nulle dans le cadre d’identification. C’est la suite du système
anthroponymique unicale russe qui comprend dans sa structure les relations de
parenté, le nom du père « otсhcestvo » appliqué d’habitude au nom
propre, qui permet de retrouver des pères ; d’identifier des frères et des sœurs. Malgré l’homonyme répandu,
l’identification est toujours possible, fondé sur le prénom et le nom du père de
l’époux regroupés avec le prénom et le nom du père de son épouse, ainsi que sur
les informations chronologiques (leur âge, etc.) et leur localisation géographique.
Actuellement nous croyons même que le surplus des données généalogiques
dans les actes français peut être aussi expliqué comme la récompense de
la « pauvreté » du système anthroponymique français qui est un élément le plus
important de l’identification.
Sergei Asbelew (Rußland,
S.-Petersburg)
Zur Herkunft
der Dynastie Rjurikowitsch.
Der Begründer der Dynastie gehörte väterlicherseits
zum skandinavischen Haus Skjölding. Die Identität Rjuriks von Nowgorod mit
Hroerkr von Jütland wurde erstmals von H.Fr.Hollmann 1816 angenommen und
gründlich von H.T.Beljajew 1929 bewiesen. Diese These wurde bald von
G.W.Wemadski und anderen angesehenen Historikern akzeptiert. Es besteht beim
Referenten kein Zweifel hinsichtlich dieser These, trotz der Bedenken von
H.Lowmianski. Bei der Klärung der Herkunft Rjuriks mütterlicherseits hilft die
Joachimschro-nik. Ihre Handschrift ist verschollen, aber es gibt ihre
Nacherzählung in einer Schrift von Tatistschew. Die Glaubwürdigkeit der
einzigartigen Mitteilungen dieses Textes rief bei vielen Zweifel hervor. Sie
wurden jedoch vor kurzem durch Ergebnisse archäologischer Ausgrabungen in
Nowgorod bestätigt, die vom Leiter dieser Ausgrabungen W.L.Janin veröffentlicht
sind. Es wird in der Joachimschronik berichtet, daß die Einladung Rjuriks nach
dem Willen von Gostomysl, dem letzten Fürsten der slawischen Dynastie,
geschehen ist. Da er keine männlichen Nachkommen hatte, sollte man laut seinem
Vermächtnis nach seinem Tode den Sohn seiner Tochter zum Fürsten wählen, die
seinerzeit mit einem fremdländischen Herrscher verheiratet wurde. Spärliche
Mitteilungen über Gostomysl gibt es in Nowgoroder Chroniken, die erhalten
geblieben sind. Aus den westlichen Chroniken ist es bekannt, daß in dieser Zeit
bei den Ostseeslawen der König Gostomysl regierte, der 844 ums Leben kam. Die
Annahme, daß es sich um ein und dieselbe Person handelt, wurde schon 1848 von
Ph.Krug ausgesprochen. Die heute vorhandenen Angaben der Sprachwissenschaft,
der Völkerkunde und der Archäologie gestatten uns, mit Sicherheit von der
Herkunft der Nowgoroder Slawen von den Ostseeslawen und von nachfol-genden
Beziehungen zwischen ihnen sprechen. Aus den Chroniken ist es bekannt, daß die
Obodriten, die von Gostomysl regiert wurden, in dieser Zeit im Bündnis mit den
Herrschern von Jütland standen. Es gibt auch andere Bestätigungen der
slawischen Herkunft Rjuriks mütterlicherseits.
Olga Barkovets (Russia, Moscow)
The
Jordan's' kin in the history of Russia
The Jordan's' kin in the history of Russia counts
nearly 200 years. During the Civil War many of the Jordan's had to leave their
Motherland but 70 years later their grandsons returned to new Russia. Among
them - the head of "Sputnik" Investment Group Boris A. Jordan who is
well-known in Russian business circles. He is known not only as businessman and
financial analyst but also as a prominent Maecenas doing a lot to bring back to
life Russian Cadet Military Schools and to revive patriotic and moral
traditions in Russia.
The Jordan's' kin is of German origin and counts
about 400 years. Born in Nordheim its forefather Andreas Jordan came to the
city of Nordhansen in 1639. His grand-grandson August Christian Jordan
(1799-1844) was the first of the Jordan's who came to Russia in 1813 and took
out Russian citizenship. Doctor of law August Christian soon became the
burgomaster of Revel. He was twice married. His second wife was Amelia
Elizabeth, nee von Vitte, and they had 8 children.
Their younger son Fridrich Wilhelm Jordan, born in
Revel in 1826, made a wonderful military career and became lieutenant general
of the Russian Army. Among representatives of this generation of the Jordan's'
kin Fridrich Wilhelm had the most interesting fate. He graduated from
Michailovskoe artillery school, participated in the Hungarian military campaign
of 1848, in the Crimean and Russian-Turkish wars. For bravery and military
valour Emperor Alexander II personally decorated him with Order of St. Vladimir
3rd Class. For many years he was in charge of artillery in Kazan military
district. He was married to Sofia Aloyizievna, nee Rokshul, daughter of the
professor of Russian Academy of Fine Arts Rokshul, the head of picture gallery
in the imperial palace in Tsarskoe Selo. In this marriage Fridrich Wilhelm
Jordan had 5 children.
His eldest son Mikhail was born in St.-Petersburg
in 1859. He was godson of the Grand Duke Mikhail Nikolaevitch. Unlike his
father he chose civil career. After graduating from the Imperial Law School he
served first in the Senate, then in Moscow Chamber of Law and later in Riga
Chamber of Law. He died after the revolution, in 1918, and was buried in Volkov
cemetery in Petersburg. His wife Nadezhda Ignatievna, nee Shutova, was the
daughter of Riga City mayor. Mikhail Jordan and his wife had 4 children. One of
them died in infancy.
Their eldest son Boris (1888-1956) was born in the
city of Dvinsk where his father was on a business trip. He graduated from the
Page School and the Imperial Nicholas Military Academy. From the first day he
participated in the First World War. From November 1918 he was in the Voluntary
Army and became colonel in 1919. In March 1920 he evacuated from Novorossyisk.
For many years he lived in Yugoslavia, was a member of Russian Common to All
Arms Military Union and the Society of the Russian General Staff Officers in
Yugoslavia. His wife - Kira Anatolievna, nee Gudim-Levkovich, came from an old
noble family. They had two children - son Aleksey (born in 1923) and daughter
Nadezhda (1921-1997). She was married to the grandson of the
physician-in-ordinary Eugene Botkin, killed with the other members of the
Imperial family.
In Yugoslavia Aleksey Borisovich Jordan graduated
from the 1st Russian Cadet School named after Grand Duke Constantine
Constantinovich. After the Second World War Aleksey Jordan moved to France and
then - to the USA. Now he is the head of New York Branch of the Association of
Russian Cadet Graduates Outside Russia. He is married to Maria Alexandrovna,
nee Shishkova (this old Russian kin deserves a special story). They have three
sons and a daughter. Their younger son Boris Alekseevich is married to
Elisaveta Terentyeva and for 8 years lives in Russia.
Margarita Bychkova (Russia, Moscow)
Influence of western literature on the development of genealogical
ideas
in Russia in the 17th c.
The genealogical
documents in Russia - genealogical lists, that appeared in the beginning of
16th c. and that were combined into genealogical books in the middle of the
same century, - start with the record of the origin of the forefather of a
family, his departure on the service to Russian princes. Usually he is some
kind of "man of honour", with whom the Russian part of the history
of a family starts. Up to the 17th c. the authors were not interested in the
history of life of their ancestors outside Russia.
In the 17th c. the consciousness
of Russian society is undergoing essential changes. At this time the translations
of European authors, mainly Polish, including those of coats of arms, are
disseminated in Russia, giving the idea of genealogical traditions of the
European countries.
As a result, in the second half
of the 17th c., new genealogical lists appear in Moscow, where the history
of a family starts with most ancient times, sometimes from antiquity, and
where it is told about life of grandparents even before their departure on
the service to Moscow. For the authors of such lists departure from the West
is equally honourable as the one from the East, but nevertheless histories
linking Russian nobility with European come up more often and are more detailed.
According to genealogical documents,
Russian nobility in the second half of the 17th c. came to the understanding
that the history of their families is a constituent part of the European history.
Andrei Dubinsky
(Rußland, Moskau)
Genealogische Daten über Ausländer in den Archivbeständen
der Bildungseinrichtungen
Rußlands
Bei der Erstellung von Stammtafeln sind die
traditionellen genealogischen Quellen (Kirchenbücher, Dienstlisten etc.) zum
Teil nicht vorhanden oder dem Forscher nicht zugänglich. In diesem Fall kann er
Archivbestände zu Rate ziehen, die mit der beruflichen Tätigkeit von Vertreten
der fraglichen Familie verbunden sind. Dieses Vorgehen kann vor allem dann
sinnvoll sein, wenn Familien ausländischer Herkunft im Mittelpunkt des
Forschungsinteresses stehen, da Angehörige solcher Familien oft einem für
Einwanderer "typischen" Beruf nachgingen. Im 19. Jahrhundert waren
etwa viele Ausländer als Lehrer an Universitäten, Gymnasien und Schulen tätig.
Zeugnisse über Vertreter dieser Berufgruppe, die im Gebiet Moskau tätig waren,
finden sich im Zentralen Historischen Archiv Moskau (hier v.a. die Bestände des
Moskauer Bildungskreises und der verschiedenen Bildungseinrichtungen). Der Vortrag
gibt einen kurzen Überblick über diese Bestände.
Stanislaw Dumin, A.I.G. (Russie, Moscou)
Les Romanоff et leurs mariages après 1917
Les « Lois fondamentales » de l’Empire de Russie ne reconnaissent
comme membres de la Maison Impériale de Russie (plus loin : MIR) que les
personnes de sang impérial, issues d’une union autorisée par le Chef de la MIR
avec « une personne de sang égal » ; c’est-à-dire, nées de mariage égal
(dynastique) les descendants mâles de la dynastie, autorisés officiellement par
le Chef de la MIR. En vertu du décret de l’empereur Nicolas I, le 6.12.1852, la
descendance masculine de sa fille Grande-Duchesse Marie Nikolaievna, de son
mariage avec le duc Maximilien de Leuchtenberg a aussi reçu les droits des
Princes et des Princesses de sang avec le titre des Princes Romanоvski et
le prédicat d’Altesse Impériale. Et dans le cas d’extinction de la dernière
lignée masculine légitime de la dynastie, la succession « restera dans la même
famille, mais dans la lignée féminine », la plus proche au dernier Chef de la
MIR.
D’après l’article 36 des « Lois fondamentales », « Les
enfants issus de l’union d’un membre de la Famille Impériale avec une personne
n’ayant pas un rang correspondant, c’est-à-dire n’appartenant pas à aucune
famille régnante ou possessionnée, n’ont pas le droit de succession au trône
». L’article 188 des « Lois fondamentales » (dans le « Statut de la Famille
Impériale ») souligne encore une fois, que « Le membre de la Famille
Impériale qui a contracté mariage avec une personne dépourvue de rang
correspondant, c’est-à-dire qui n’appartient à aucune maison régnante ou
possessionnée, ne peut transmettre ni à cette personne ni à la descendance
possible, les droits qui appartiennent aux membres de la Famille Impériale
». L’annotation à l’article 188 introduit par l’empereur Alexandre III en 1889,
a interdit les mariages non-dynastiques à tous les membres de la MIR. Le
mariage d’un membre de la MIR contracté sans permission ou, au moins, sans
confirmation du Chef de la MIR, même le mariage d’Église, n’est pas considéré
comme légal (voir article 183), et les enfants sont considérés par les lois
impériales russes comme des bâtards.
En 1911 sur l’ordre de Nicolas II a été organisé une
conférence des Grands-Ducs pour étudier la possibilité de mariages
non-dynastiques pour les membres cadets de la MIR, les arrière-petits-fils et
les descendants plus éloignés des empereurs, qui portent le titre de Princes de
sang impérial. On a discuté aussi la question des noms de famille et des titres
des épouses morganatiques et de leurs descendants, c’est-à-dire des personnes
qui n’appartiennent plus à la dynastie, mais sont alliées (notamment, les
Grands-Ducs ont considéré inacceptable d’employer pour les descendants
morganatiques le nom de famille des Romanоff). En vertu du décret de
Nicolas II en 1911 dans le supplément à l’article188 les mariages inégaux
restent complètement interdits seulement pour les Grands-Ducs et les Grandes-Duchesses
(mais souvent leurs mariages morganatiques ont été aussi reconnus plus tard par
le Chef de la MIR, et parfois, comme, par exemple, celui de la sœur de
l’empereur, la Grande-Duchesse Olga Alexandrovna avec le colonel Nicolas
Koulikovski, ancien aide de camp du prince d’Oldenbourg, son premier mari, qui
a été contracté sans permission officielle). C’est-à-dire les cadets, les
Princes du sang impérial, dont le droit de succession était peu probable à
réaliser, ont reçu la possibilité de contracter des mariages pas seulement avec
les personnes possédant le rang dynastique. Mais l’article 188, ainsi que
l’article 36 des « Lois fondamentales » ont conservé les mêmes formules
juridiques très claires d’après lesquelles, ni épouses morganatiques des
membres de la dynastie, ni leurs descendants de ces mariages n’appartiennent à
la Maison Impériale. Parfois ces épouses et leurs enfants, ainsi que les
bâtards des Romanoff ont reçu les droits de la noblesse et les noms de famille
spécialement créés (Brassov, Iskander, etc.), et même les titres russes (comtes
Belevski-Joukovski, princes Paley) ou étrangers (par exemple, les comtes de
Torby, dont le titre a été accordé au Luxembourg, descendants du Grand-Duc
Mikhail Mikhaïlovitch marié sans permission impériale à la comtesse Merenberg,
petite-fille du grand poète Pouchkine, et exilé de Russie).
L’abdication de Nicolas II le 2 mars 1917 a ébranlé non
seulement les fondements de l’Empire, mais aussi celui de la Maison des
Romanoff, et on peut remarquer très vite les changements dans leurs affaires
matrimoniales. Très vite après l’abdication, en avril 1917, le Prince Gabriel
Constantinovitch a contracté un mariage morganatique avec une danseuse Antonine
Nesterovska, son cousin Prince Alexandre Romanоvski, duc de Leuchtenberg,
avec une actrice Natalie Caralli. Le même mois la Princesse Nadejda Petrovna se
maria avec le Prince Nicolas Orloff, mais ce dernier mariage, bien qu’aussi «
inégal », a été quand même aristocratique. Le Prince Gabriel a annoncé
officiellement son mariage au Grand-Duc Mikhail (Michel) Alexandrovitch, qui
après l’abdication de Nicolas II a été considéré par la Famille Impériale comme
son nouveau Chef (malgré son refus provisoire de monter sur le trône), et ce
dernier, aussi marié morganatiquement (depuis le 1911), lui a fait ses
compliments. La Grande-Duchesse Marie Pavlovna, divorcée princesse Guillaume de
Suède, en septembre de la même année, se maria avec le Prince Serge Poutyatine.
En juillet 1918 le Prince André Alexandrovitch se maria en Crimée, avec Élisabeth
Ruffo di Calabria, fille d’un duc italien (mais marié avec une Russe, princesse
Mestcherski).
Les autres mariages des Romanоff ont été
contractés en émigration. Le Grand-Duc Boris Wladimirovitch se maria en Italie
en 1919 avec une petite noble russe Zinaïde Rachevska (deux fois mariée et
divorcée ; son deuxième mari était un marchand), et son frère André en 1921 en
France (avec la permission de son frère aîné Cyrille, nouveau Chef de la MIR) à
une ballerine Mathilde Kchessinska. Le Grand-Duc Dimitri Pavlovitch, en 1926,
s’est marié avec une Américaine, Audry Emery (il a aussi reçu la permission du
Chef de la MIR). Le Grand-Duc Alexandre Mikhaïlovitch a pensé à un nouveau
mariage avec une étrangère, mais son épouse, la Grande-Duchesse Xénia
Alexandrovna, n’a pas accepté le divorce. Contrairement à ces mariages des
Grands-Ducs, ceux des jeunes Princes de sang en émigration en 1920-1930 ont
été, d’habitude, assez aristocratiques. Parmi ces épouse : la Comtesse
Cheremetieff (Prince Roman Petrovitch), la Princesse Paley, c’est-à-dire la
fille du Grand-Duc Paul Alexandrovitch (Prince Theodor Alexandrovitch), la
Comtesse Worontsoff-Dachkoff (Prince Nikita Alexandrovitch), Comtesse
Golenistchev-Koutouzoff (Prince Dimitri Alexandrovitch), Princesses Golitsine (Princes
Rostislav et Vassili Alexandrovitch), lady Mary Lygon, fille du Comte
Beauchamp, lord anglais (Prince Vsevolod. Ioannovitch). Les Princesses de sang
en majorité contractent des mariages avec des aristocrates russes (princes
Golitsine, Orloff, Tchavtchavadze) ou étrangers (marquis Farace di Villafresta)
; et les premières exceptions viennent en 1921 avec le mariage de la Princesse
Xenia Guéorguievna avec un Américain (William B. Lids) et celui de la Princesse
Tatiana Constantinovna, veuve du prince Constantin Bagration-Moukhranski (de
Moukhrani), avec le colonel russe Aleksandre Korotchentsov.
Dans les années 30 et après la deuxième guerre mondiale
beaucoup de Romanоff ont divorcé. Leurs remariages seront encore moins
prestigieux ; les nouvelles épouses des Princes sont d’habitude de simples
Américaines, Australiennes, Anglaises etc., n’appartenant pas à la noblesse (et
de même sont les mariages de la grande majorité de leurs descendants
morganatiques dans les générations suivantes).
Le décret de l’empereur Cyrille le
28.07.1935 a établi que « dans le cas des mariages inégaux, mais légaux
[c’est-à-dire ; autorisés par le Chef de la Maison] des Membres de la Famille
Impériale, leurs femmes et leurs enfants ainsi que leur descendance reçoivent
le titre et le nom des princes Romanоvski, avec l’adjonction du nom de
jeune fille de l’épouse de ce Membre de la Famille Impériale ou un autre nom de
famille concédé par le Chef de la Maison Impériale de Russie, avec le prédicat
d’Altesse Sérénissime pour l’épouse et pour l’aîné dans cette famille ». En
vertu de ce décret ainsi que des autres actes des Chefs de la MIR en exil, «
Genealogisches Handbuch des Adels » donnent aux descendants directs, mais
morganatiques, de la dynastie le titre des princes Romanоvski, avec
l’adjonction des noms qui leur sont accordés. Ils sont cités dans la 3e
partie du volume « princier » (Fürstlische Häuser), parmi les autres
princes n’appartenant pas aux maisons dynastiques (tandis que les
Romanoff-Holstein-Gottorpe sont présentés dans la première partie du même
volume, ainsi que les autres maisons régnantes ou ex-régnantes). Mais il faut
aussi signaler, que dans quelques cas leur droit pour ce titre n’est pas clair.
Pour profiter de cette possibilité il serait nécessaire d’obtenir la permission
individuelle du Chef de la MIR, tandis que les enfants des Romanoff issus de
mariages non autorisés par le Chef de la MIR, du point de vue dynastique sont
des bâtards.
Beaucoup de Romanoff s’adressent à Cyrille et à son fils
Wladimir pour obtenir leur permission et d’habitude, des titres pour leurs
épouses. Nous sont connus par exemple les concessions des titres pour l’épouse
et le fils du Grand-Duc André Wladimirovitch (les Princes
Romanоvski-Krassinski, Altesses Sérénissimes), pour la femme du Grand-Duc
Dimitri Pavlovitch et à leur descendance (princes Romanоvski-Ilyinski,
Altesses Sérénissimes), pour la première épouse du Prince Dimitri
Alexandrovitch et pour sa fille (Princesses Romanоvski-Koutouzoff,
Altesses Sérénissimes), à la première épouse du Prince (le Grand-Duc depuis
1939) Gavriil Constantinovitch (Princesse Romanоvskaya-Strelninskaya,
Altesse Sérénissime), pour la première et la troisième épouses du Prince
Wsewolod Ioannovitch (Princesses Romanоvskaya-Pavlovskaya et Romanоvskaya-Knust,
Altesses Sérénissimes) et pour le fils du Grand-Duc Nicolas Constantinovitch
(prince Iskander). Mais les titres des « Princes Romanоff » ou même des «
Princes de Russie », donnés dans les publications de J. Ferrand, de J.-M.
Thiébaud et dans quelques autres éditions à toutes ces personnes issues de
mariages morganatiques des Romanоff; c’est-à-dire que ceux qui
n’appartiennent pas à la MIR, n’ont aucune valeur juridique et ne sont pas
conformes au « Statut de la Famille Impériale ».
Parmi tous les Romanоff qui se trouvent en
émigration après 1917, c’est seulement dans la branche de l’empereur en exil
Cyrille que ses enfants et sa petite-fille ont continué la tradition des
mariages dynastiques : la Grande-Duchesse Marie Kirillovna est mariée en 1925
avec S.A. le Prince Charle de Leiningen, plus tard 6e Prince-chef de
cette maison médiatisée, et sa sœur Kira en 1938 épouse S.A.I.R. le Prince
Luis-Ferdinand, futur chef de la Maison Impériale d’Allemagne et de la Maison
Royale de Prusse. Leur frère ; le Grand-Duc Wladimir Kirillovitch, le chef de
la MIR (en 1938-1992) est marié en 1948 avec S.A.R. la Princesse Léonida
Bagration de Moukhrani, dont le père et le frère ont été les chefs de la
Famille Royale et les prétendants légitimes au trône de Géorgie, et dont la famille
a déjà été alliée aux Bourbons d’Espagne et aux Wittelsbachs de Bavière. Leur
fille, la Grande-Duchesse Marie Wladimirovna, qui est le chef actuel de la MIR
(depuis 1992), a été mariée en 1978 avec S.A.I.R. le prince François-Guillaume
de Prusse ; devenu orthodoxe, il a reçu le titre de Grand-Duc et le nom de
Mikhail Pavlovitch. En vertu des « Lois fondamentales », leur contrat de
mariage de 1978, et des traditions des dynasties européennes, au fils unique de
la Grande-Duchesse Marie et à son héritier le Grand-Duc George (Gueorgiï)
Mikhaïlovitch (né en 1981) et à sa future descendance appartient le nom
dynastique des Romanоff.
Elena Filatova (Belarus, Minsk)
Princes
Sapieha and there residents in the
second
half of the 18th - first half of the 19th c.
The life of the princes
Sapieha, their coat-of-arms Lis (the branch of Chereya) were connected with the
three persons: prince Aleksander Michal (1730-1793) - the Great Chancellor of
Lithuania, prince Franciszek - the general of Lithuanian artillery and prince
Eustachy - the Russian officer.
During this period the
family passed a long way from a famous and rich one in the Grand Duchy of
Lithuania to poor emigrants to France. The Sapiehes had residents in Nowogrodek
province - Ruzany and Dereczyn. The palaces there had large libraries,
achieves, collections of pictures of famous European artists. Besides, the
family founded the theatre where plays of French and Italian playwrights were
performed.
Prince Eustachy was the
first in the family to marry an English girl Mary Patten Bold (from Lancashire)
in 1822 year. But in 1824 she died. After the insurrection of 1830-1831 he
immigrated to France and spend the rest of his life there. In 1852 he founded,
with a friend, Credit Foncier de France. He had children: Eustachy Franciszek
(1836-1904) from Claris Ferre, Mary and Jan Pawel Aleksander from Roza
Mostowska.
Ivan Grezine (Russie, Genève-Moscou)
Colonie russe en Suisse romande
Essai de recherche
historique
La présence des Russes en Suisse romande – autrement dit
dans la partie francophone du pays – a une longue histoire. Les cantons
romands, surtout ceux de Genève et de Vaud, voyaient venir un nombre
considérable de ressortissants de l’Empire de Russie et pas seulement des
émigrés révolutionnaires, dont les noms reviennent à la mémoire dès qu’on
évoque un tel sujet et dont l’histoire est très connue grâce aux plus célèbres
d’entre eux.
La Suisse a connu une vaste immigration russe. Les buts
de séjour de ces gens étaient différents en allant du tourisme jusqu’à
l’émigration politique ; ils appartenaient à des couches sociales très
différentes. L’arrivée en masse de ces gens débuta déjà au milieu du XIXe
siècle, mais le nombre d’émigrés révolutionnaires et d’étudiants, de touristes
ou de malades de tuberculose dans les stations climatiques de montagne devint
très considérable dans les deux premières décennies du XXe siècle.
Sans jamais prétendre, d’être, à la façon de Berlin ou de Paris, un centre
d’émigration de la période d’après la révolution russe, la Suisse romande et
plus particulierement la région lémanique – de Genève à Montreux en passant par
Lausanne – abrita aussi une forte colonie russe entre les deux guerres. La Suisse
connut les périodes de croissance extraordinaire du nombre de ressortissants
russes sur son territoire – c’était par exemple le cas lors de la première
guerre mondiale et des quelques années qui la suivaient. La même situation se
répéta après 1945, au moment où la Suisse devint de nouveau un grand centre de
transit pour de nombreuses personnes déportées, d’anciens prisonniers de
guerre, des émigrés russes réfugiés de l’Allemagne, des Balkans et même de la
Chine.
L’auteur s’occupe de ce sujet depuis 1993, mais au début
la recherche ne fut fixée qu’autour des généalogies de quelques familles (qui
étaient souvent d’origine locale dont les descendants « russifiés », étaient
revenus en Europe avec l’émigration russe, tels que Jomini, Ribaupierre ou des
moins connus mais beaucoup plus nombreux descendants des fromagers ou des
vignerons suisses). Sans oublier des recherches sur les Russes de la première
émigration qui habitaient la région, princes Gortchakov ou princes Cantacuzène,
Bibikov ou Lodygensky, l’auteur passa ensuite aux recherches sur l’histoire des
paroisses russes et de leurs institutions, surtout celles de bienfaisance et
culturelles. Un essai d’analyse statistique de la colonie orthodoxe et
orthodoxe russe en particulier à travers les registres d’Église russe de Genève
de 1855 à 1918 fut réalisé. Par ailleurs, les destins des émigrés
révolutionnaires ne furent par non plus négligés…
L’immensité des sources suisses, comme d’ailleurs de
toutes les sources occidentales, relatives aux ressortissants de l’Empire de
Russie et contenant des informations généalogiques ne fut jusqu’à maintenant
jamais évaluée, s’agit-il des sources proprement occidentales concernant tous
les aspects du séjour des expatriés russes ou de celles appartenant aux Russes
eux-mêmes, à leurs descendants ou aux institutions russes.
Le nombre de sources « russes » en Suisse est
considérable par rapport aux dimensions du pays, sa non-participation aux deux
dernières guerres mondiales et sa stabilité politique n’y étaient certainement pas
étrangères, ceci garantissait au moins une bonne conservation d’archives, Au
niveau des sources il s’agit notamment des :
–
archives publiques (état civil, registres policiers, ceux d’établissement et de
naturalisation, archives des organismes publics de bienfaisance, etc.) ;
– archives des Églises russes ;
– cimetières (monuments et archives) ;
– archives et collections des personnes privées (faisant
ou non faisant partie des archives publiques).
L’auteur a une certaine expérience dans ce domaine. II continue
à réunir dans sa base des données des informations sur la colonie russe qu’il
espère présenter tôt ou tard sous forme d’un dictionnaire biographique et
généalogique.
David Gulordava (Georgia- Russia, Moscow)
Georgian necropolis of the Donskoy monastery in Moscow
The history
of the Donskoy monastery starts with the events of 1591 when Moscow was attacked
by the Crimean khan Kazy-Girey. To immortalise the victory over the khan,
the tsar Boris Godunov founded the Donskoy monastery on a place where all Russian
artillery had been allocated.
The beginning of the Old Donskoy
cemetery is dated to the end of 16th- beginning of 17th c. However earliest
remained burial places are the grave stones of the Georgian tsarevichs - David
(1682-1688), Mamuka (Matvey)
(1676-1693), and general-feltshehmeyster
(general of
artillery) associate to Peter the Great,
Alexander (1667-1711); sons of the Tsar of Kakhetia and Imeretia Archil II
Vahtangovich. After tsar Archil finally settled in Russia in 1699 the Donskoy
monastery became the main religious centre of Georgians in Moscow. Twice Georgians
were the priors of the Donskoy monastery: in 1715 archimandrite Lavrentiy
Gabashvili was appointed to this post, and in the beginning of 19th c. - Afanasiy
Petrashvili. The tsar Archil II and his spouse queen Ketevan, their daughter
tsarevna Darya, mentioned above tsarevichs are buried in Sretenskaya church,
that is under the altar of the Great cathedral (frequently called the burial-vault
of the Georgian tsars). The descendants of the nephew of the tsar Archil -
the king of Georgia (Kartli) Vakhtang VI Levanovich (moved to Russia in 1724)
tsarevichs Bakar, George and the famous Georgian historian and cartographer
tsarevich Vakhoushti, also their wifes, sons and grandsons, besides Imeretia
tsaritsa Anna, wife of tsar David II, are buried near them. Among the Georgians
buried in the Donskoy monastery there are many representatives of the clan
of princes Dadiani, the sovereigns of Mingrelia (from the first house deprived
from the reign at the end of 17th c.), descendants of sovereign prince Levan
IV, in Russia named princes Dadian or Dadianov. In total 86 representatives
of Georgian settlement in Moscow and members of their families are buried
on the territory of the Old cemetery of the Donskoy monastery, in the Large
and Small Cathedrals. Among them are the descendants of the famous and well
known clans such as princes Dadiani, Amilakhvari, Ratishvili (Ratiev), Bagration-Imeretinsky,
Turkestanov, Taktakishvili etc.
In whole the study of Donskoy monastery’s
necropolis has grate importance for the development of the Georgian genealogy,
as allows to clarify many biographic data about representatives of princely
and nobility families of Georgia who lived in Russia from the end of 17th
c. Besides, the grave stones provide the valuable data source for epigraphic
and heraldry of those families (in particular I found 15 unknown before versions
of the arms of Bagrationi, Dadiani, Cicishvili and Amilakhvari).
Anatol Hryckiewicz (Belorus, Minsk)
About
the Belorussian origin
of some noble families of Russia
in the first quarter of the 18th c.
At the time of Peter the Great there were some persons
of the Belorussian origin in the Russian society among the "new men",
whom the tsar made closed to himself for their talents and personal devotion.
The genealogy of these families is hazy and even questionable, but many facts
indicate their Belorussian origin. These people mainly belonged to the first
generation of the immigrants, whose displacement to Russia was caused by the
military actions during the long and sustained war between Moscow state and
Rzecz Pospolita in 1654-1667 and mass displacement of people from the
territories taken by the tsar Alexey Mikhailovich’ army, particularly from the
East Belorussia.
Among the noble clans of Belorussian origin it is possible to mention the family of Jaguzynski, to which general-en-chef count Pawel Iwanowich Jaguzynski (1688-1732), general-prosecutor of the Senate and